Un chantier de logements collectifs près du quartier des Gibjoncs, à Bourges, s’est heurté à une couche d’argile molle de quatre mètres d’épaisseur avant d’atteindre le calcaire du Jurassique. La solution retenue a été un maillage de colonnes ballastées pour limiter les tassements différentiels sous les semelles filantes. À Bourges, les dépôts alluviaux de l’Yèvre et de l’Auron masquent souvent le substratum calcaire, et on se retrouve avec des sols compressibles que les fondations superficielles ne peuvent reprendre sans traitement. Le dimensionnement des colonnes ballastées repose sur une campagne de reconnaissance géotechnique précise : sans un essai CPT pour caler le profil de résistance en continu, ou des sondages SPT pour caractériser la compacité des remblais, on risque de sous-estimer le maillage.
À Bourges, le facteur de substitution des colonnes ballastées s’ajuste en fonction des lentilles d’argile molle intercalées dans les alluvions.
