Sur les chantiers de Bourges, où les sols argilo-calcaires issus des formations du Jurassique côtoient les alluvions sablo-graveleuses de la vallée de l’Yèvre, la vérification du compactage ne tolère aucune approximation. Un remblai mal compacté sous une voirie départementale ou une plateforme industrielle dans la zone d’activités de Lahitolle se traduit, en deux ou trois saisons, par des tassements différentiels que les enrobés ne pardonnent pas. La méthode du cône de sable, normalisée NF P 94-061-3, reste la référence pour mesurer la masse volumique apparente in situ avec une fiabilité que les nucléodensimètres ne peuvent égaler lorsque la teneur en eau varie rapidement. Avant de déclencher un essai, il est prudent de vérifier la nature exacte du matériau par une granulométrie complète, car un squelette granulaire mal gradué faussera la lecture de densité, et de corréler les résultats avec un essai Proctor de référence pour définir le taux de compactage exigé par le maître d’œuvre.
Un taux de compactage validé par cône de sable, c’est l’assurance de ne pas reprendre une couche de forme après la première saison de gel-dégel.
