À Bourges, commune du Cher classée en zone de sismicité faible selon le décret 2010-1255, l’application des règles parasismiques est une obligation réglementaire pour les bâtiments de catégories II, III et IV. Pourtant, la nature des terrains sous-jacents, avec des alluvions de la Loire et des formations calcaires karstifiées du Jurassique, peut amplifier localement les sollicitations sismiques bien au-delà des valeurs forfaitaires. C’est là qu’intervient le microzonage sismique : nous croisons les données géotechniques de nos sondages SPT avec des mesures géophysiques in situ pour quantifier précisément l’effet de site. Les accélérogrammes de référence sont ensuite ajustés au spectre de réponse élastique spécifique au terrain, conformément à l’EC8-1 (NF EN 1998-1:2005). Nous réalisons régulièrement ce type d’étude pour des ERP, des immeubles de logements collectifs ou des extensions d’installations sensibles dans l’agglomération berruyère.
Un sol de classe D peut multiplier par 1,35 l’accélération de calcul par rapport à un rocher de classe A.
