À Bourges, quand on s’attaque à un projet sur les terrasses alluviales de l’Yèvre ou du Moulon, on tombe rapidement sur des horizons de limons argileux saturés qui n’ont pas la portance pour une fondation superficielle classique. La descente de charges importante d’un immeuble R+4 en centre-ville ou d’une halle industrielle en zone d’activité des Danjons exige alors de transférer les efforts à une couche compétente, ce qui nous amène systématiquement à la conception de fondations sur pieux. Notre équipe intervient après une campagne de reconnaissance qu’on dimensionne sur mesure : on combine souvent les sondages SPT pour évaluer la résistance à l’enfoncement dans les alluvions et le MASW pour imager le toit du substratum calcaire sans multiplier les forages destructifs.
À Bourges, ignorer la karstification du calcaire sous-jacent, c’est dimensionner un pieu dans le vide : la géophysique préalable n’est pas une option, c’est une obligation.
