Le sous-sol de Bourges ne raconte pas la même histoire d’un quartier à l’autre. Entre les alluvions modernes de la vallée de l’Yèvre, près des marais, et les calcaires lacustres du quartier Saint-Michel, la réponse sismique change radicalement. En cas de séisme, même modéré, les sols sablo-limoneux gorgés d’eau de la plaine alluviale sont bien plus susceptibles de se liquéfier que les assises calcaires du centre historique. L’analyse de liquéfaction des sols à Bourges devient alors un outil de différenciation indispensable. On ne conçoit pas une fondation à Asnières-lès-Bourges comme on le fait sur le plateau des Gibjoncs. Pour trancher entre un risque faible et un risque modéré, nous couplons l’analyse granulométrique à des essais in situ de type sondages SPT, qui permettent de mesurer la résistance à la pénétration dans les couches potentiellement critiques.
Le facteur de sécurité contre la liquéfaction n’est pas une constante régionale : il se calcule couche par couche, et à Bourges les contrastes lithologiques sont saisissants.
