Sur un chantier de la ZAC du Moutet, au nord de Bourges, un remblai de 40 cm avait été mis en place sans contrôle. Trois jours après, des fissures sont apparues dans les couches de fondation. L'analyse au puits d'inspection a révélé un défaut de compactage homogène sur toute l'épaisseur. Reprendre un remblai en place coûte toujours plus cher que de valider sa mise en œuvre. Dans le Cher, où les limons sableux dominent, la sensibilité à l'eau est forte. Une variation de 2 % de teneur en eau peut faire chuter la densité de 10 %. L'essai Proctor, qu'il soit Normal ou Modifié, donne la référence de compactage pour chaque matériau. Sans cette courbe, on travaille à l'aveugle, surtout sur des sols fins où le foisonnement est difficile à anticiper. En amont, un essai CPT peut renseigner sur la résistance en place, mais seule la courbe Proctor fixe l'objectif de densité à atteindre couche par couche.
En région Centre-Val de Loire, un remblai mal compacté sur des limons sensibles à l'eau peut perdre 20 % de portance en un seul hiver.
