Les géophones sont alignés ce matin sur le tracé du futur bassin de rétention, et le marteau sismique frappe la plaque de frappe toutes les quelques secondes. C’est le début d’une campagne de tomographie sismique par réfraction et réflexion à Bourges, une méthode géophysique qui nous permet de reconstituer une image 2D ou 3D des couches du sous-sol sans ouvrir la moindre tranchée. Dans une ville au passé médiéval dense, où le réseau de caves et les remblais archéologiques sont une réalité quotidienne, cette technique non intrusive est un atout pour anticiper la géométrie du substratum calcaire et des couches sus-jacentes. Nos opérateurs traitent les temps d’arrivée des ondes P et S pour livrer un profil de vitesse qui distingue clairement les limons des marnes et du calcaire de Beauce. Avant d’engager une pelle mécanique en centre-ville de Bourges, nous recommandons souvent de coupler cette approche avec une vérification ponctuelle par essai de pénétration dynamique au CPT pour calibrer les valeurs de résistance en un point clé du profil interprété.
En milieu urbain ancien comme Bourges, la sismique réfraction délimite le rocher sous les remblais historiques avec une précision que la tarière mécanique ne peut pas offrir.
