Le développement urbain de Bourges, enserrée dans son réseau de marais classés, a toujours dû composer avec des formations superficielles hétérogènes issues des alluvions de l'Yèvre et de l'Auron. Les limons argileux et les marnes du Kimméridgien qui affleurent en périphérie sud de la ville, notamment vers le quartier de La Chancellerie, imposent une caractérisation géotechnique rigoureuse avant tout terrassement. La détermination des limites d'Atterberg constitue précisément l'outil fondamental pour quantifier la sensibilité à l'eau de ces sols fins, un paramètre qui conditionne directement la stabilité des plates-formes et la durabilité des couches de forme. Lorsque nous intervenons sur des sols argileux à Bourges, nous couplons systématiquement cet essai avec une analyse granulométrique pour établir la classe GTR du matériau, et avec un essai Proctor pour optimiser les conditions de compactage en remblai.
Dans les argiles marneuses de Bourges, un Ip supérieur à 15 impose de repenser radicalement la profondeur d'ancrage des fondations superficielles.
